Guadeloupéen, Présentation

Imaj é lidé adan on péyi Karayib

Article dans la revue Lespwisavann N°02 (2016) > « Vision sur l’existence des arts-graphiques & visuels en Guadeloupe (extrait) »
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Un court-métrage documentaire du compte YouTube « 7rochelle » , sur les utilisations contemporaines des symboles Adinkra dans l’art africain et dans la diaspora africaine. Cette catégorie de signes est réputée comme provenant des peuples Akan (Afrique de l’Ouest). Ce reportage est intéressant par la question qu’il peut donner à se poser sur le « glissement » du sens que l’on accorde aux signes en fonction des contextes historiques.

Les groupes politiques usent et parfois abusent largement de la communication visuelle pour atteindre leurs publics. Mais, contrairement à ce que dit l’auteur Zvonimir Novak, dans cette entrevue réalisée en 2016, dans un monde où le divertissement fait loi, et dans les pays comme la Guadeloupe où l’illettrisme est très répandu, l’efficacité est elle toujours au rendez-vous dans les graphismes et par les méthodes de communication traditionnelles ?

Présentation

Je vis avec un monde où les sorciers en maîtres préparent l’envahissement d’autres planètes consommables.
Et nous nous disons dans une aire post-coloniale.

Je vis sous une nation où les révoltes colorées prévalent, parce que les médias le veulent bien, alors que les révoltes en version originale sont toujours entre noirs et blancs.
Et nous nous disons dans une aire post-coloniale.

Je vis par un pays où une stratégie de sous-développement personnel de masse, qui ne dit pas son nom, s’exécute sans que le peuple qui le subit le sache.
Et nous nous disons dans une aire post-coloniale.

Je vis dans une petite ville sans autre lumière que celle de l’espoir des urnes (électorales et funéraires).
Et nous nous disons dans une aire post-coloniale.

Il y a longtemps que je ne vis ni ne survis plus. Je ne suis plus le seul à me croire seul…

Je sous-vis. Pulses ions, sang Gui, nerf…

À défaut j’assouvis mes pouces… À Sion, sans Guinée…?

 

Luk… (07/05/2019, 23h10)

Post anti-colonial ?

Citation
Illustrations, Présentation

Dans nos sociétés dites modernes, l’imaginaire nous apparait souvent comme un espace d’évasion. Mais nous oublions qu’il est aussi nourrit de réalités sur lesquelles nous n’avons que très peu de prises, la plupart du temps. En le surélevant à travers le culte de ses modes d’expressions, nous nous soumettons, une fois de plus, à l’entrave d’un totalitarisme intellectuel.

Les représentations que nous avons de la reconnaissance brillent tellement à nos yeux que nous finissons très souvent par leur vouer une adoration. Et là où il pourrait y avoir transmission de connaissances, il ne demeure presque toujours que du divertissement. Ce dernier mot a la même racine étymologique que le mot « diversion ». Lorsque nous l’avons sû, nous l’oublions facilement…

Croire en nos propres cauchemars devient jouissif. Et pour penser à nos rêves nous nous sentons obligés de le faire avec obséquiosité face à une pression globale, toute aussi immatérielle, mais qui est bien réelle.

Dans cet halo de tourments nous sommes prisonniers. Et nous en avons de moins en moins conscience. Nous vivons nos vies comme les figurants d’un film qu’on nous a dit  » important ». Les plus « prometteurs » sont vite happés par les scénaristes en chef et promis à des seconds rôles voire des premiers rôles de choix… Mais quel que soit les enjeux de l’histoire en question, nous mourrons tous à la fin.

Ainsi, la nature n’a jamais produit de catastrophes. Puisqu’elle ne joue pas un rôle, elle. Les misères sont dans nos coeurs, parce que nous les y plaçons par peur, et le plus souvent, par ignorance. Et c’est plutôt pour rationnaliser nos frustrations que nous lui assignons volontier un mauvais rôle.
La catastrophe s’est bien de nous croire en dehors ou au-dessus de la nature. Et quand bien même il pourrait y avoir un soupçon de véracité dans cette dernière idée, le simple constat de la masse d’énergie que demande de s’éloigner du milieu naturel d’où nous émergeons prouve qu’il s’agit là plus d’un désir contagieux qu’une réalité inébranlable.

Mais voilà, cette maladie des imaginaires est tenace. Car les « boites à idées » sont subventionnées.

Le courage, lui, ne l’est pas… C’est devenu un conte trop vieux, car pas assez rentable. Mais il en reste un peu. Pour le voir il faut fermer les yeux et marcher à pieds dans les cendres chaudes de son brasier.

Là où les esprits enclavés ne le chercheront plus, il repoussera, en corps et encore.

Catastrophes surnaturelles & histoire à s’éveiller couché

En passant
Guadeloupéen, Illustrations

 

yal_laOnlo adan nou ka chèché-konnèt an ki mannyè moun ka lyanné pou fè yonn. Ni sa ki ka pansé sé asi papyé ou ni pou maké sa épi sinyé sa pou sa fèt. Ni sa ki ka èspéré sé épi lapriyè pou sa fèt. É i tini on bon enpé ki pa savé an ki mannyè pou sa fèt. Sé suiv nou ka suiv sa ki ja la. É sa i ka rivé èvè pli bèl balan, sé présé-réponn ka pasé douvan présé-kouté. Kon adan on chimen nous près bout, chak lè sa rivé, nou ka vwè nou ka fè dèyè plis ki douvan.

Men, adan tout boul-moun lasa, ou pé di nou-tout maré asi menm pikèt-la : ta « lanmou » (fòl oben rézonné) nou tini pou sa nou vwè an zyé an nou é nou ka di « ki fè nou ». Imaj lasa, sé-y ki pikèt a lidé an nou asi noumenm é lidé an nou asi laliwondaj an nou.

Si apa èvè fòs a tan é on dòt lanmou, yonn pou sa-i-ka-sanm-nou-plis-la, an ki mannyè nou ké démaré an pikèt annou-la-la ?

Dégoûts et des couleuvres

En passant