Lè-w ka pwan on ti kanpo, ou pé reté gadé-kouté ti mòso lasa pou édé kè a-w bat an kadans-la i bizen-la la.

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Présentation

Comme vous pouvez le voir aussi avec ces illustrations, j’ai travaillé techniquement dans divers domaines des arts-graphiques. Et ma source d’inspiration est ouverte à tous les vents. Mais elle reste centrée sur un intérêt principal dont je parle dans cet article là > https://lukgama.wordpress.com/2013/11/03/comme-on-se-ment/

Maintenant, j’envisage l’expression des résultats de mes axes de recherche de très diverses manières. La bande-dessinée est un support parmi d’autres. Certaines des images et planches vous pourrez notamment les voir par ici > https://www.instagram.com/luk_gama_gp/

Jalon

En passant

Marcel Locquin (1922-2009), est un chercheur français qui s’est intéressé en son temps à la compréhension de l’homme par le biais de plusieurs disciplines, mais particulièrement à travers la mycologie (science étudiant les champignons) et la linguistique (étude du langage). Là, voici un extrait d’une de ses conférences, une vidéo mise en ligne sur la chaîne d’Ergonia, une maison d’édition qui se présente comme spécialisée dans l’ésotérisme, l’occultisme et la philosophie.

Au delà de l’alerte « automatique » que ces mots risquent de déclencher chez la plupart d’entre-nous, je vous invite à ne visionner que cet extrait qui peut permettre, si ce n’est de comprendre, de réfléchir sur le(s) lien(s) qui peu(ven)t exister entre la promotion permanente de l’utilisation intensive des médias audiovisuels et le développement de certains comportements dans nos diverses sociétés…

English, Présentation

Paradigms, designs and policies?

In this video, Alain FINDELI, the keynote speaker give us a chronological description of theoretical development of design and how the learning of this discipline is thought nowadays. This presentation makes part of a study conference organized by the Center for Research on Arts and Language – CRAL – on the global topic: What face for a design theory? This took place in France in November 2016.

This questioning is more and more pressing in our « modern » societies looking for answers for growing everyday global challenges. And, here in the Caribbean, we aren’t out of these intellectual « brain-storms ».

For me, at this moment, it’s from Trinidad and Tobago where we can find the most effective works, by the relation between their development degree and the way they are communicated to the public. Tanya Marie and her Designer Island project is leading this movement which take a look on Caribbean visual expression the designer way. It shows a highly contemporary expressivity.

However, it’s a just a little part of a tropical real big iceberg of ideas and anthropological reflections made by several scholars, designers and much other kind of artists of our area, since many years. But for now, developments in local public policy seem to be very far removed from all this. In our « small » territories, it is said, and where everybody ends up knowing everyone, is it by calculation or ignorance? The future will tell.

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English, Illustrations

For a Caribean graphic design

  1. In 1999 first of all, also visible on my website lukgama.com, « Chyen blan-la » is the first story I created myself. Between 1997 and 1998, as part of my study project, I had already produced a traditional tale featuring « Konpè Moustik é Konpè Chyen ». It was only seen by my family, the school of art and the jury of diploma. On this subject my main objective has been the « graphic emancipation » of the classical illustrations visible in the books and a visual rapprochement towards a form more faithful to the « natural » expression of a tale said. The small 1-minute film of the following year was presented to the general public (at Port-Louis) for a work considered – a priori – as « art. » The ideological roots of an original design are already growing.
  2. A few months before the passage to the year 2000, I conceive the model of the work of the first edition of the month of the documentary film. I introduce into it illustrations of the beginnings of my instinctive graphic productions which already preceded the work on the tale. These are circular signs, equated with traces of dogs’ paws by some at the time, but being in fact graphic representations of the 7 main rhythms of the Gwo-ka music.
  3. Later in 2009, I launched the concept « Mounsinéma, sinema a moun isi or cinema of the people of here » (cinema and arts-graphic parties dedicated to local creation). In this event, I begin to use the first conceptual tools detected 10 years earlier in the graphics of the visuals of the event.
  4. Then in 2012, interestingly, in the midst of several proposals of images that I had given during my candidacy to the AACDD (African and African Design Diaspora) which takes place in London, it is the animation « Chyen blan (Which I had not even mentioned or presented) that was chosen by the staff of this event as the main presentation of my work and as an illustration of the « ABSENT ART » event in which I would participate.
  5. In 2015, I finally decided to present my first solo exhibition, « Asi chimen … pou bout« , at the municipal library of Port-Louis. Here too, I deliver another part of my work through a project of creating pictograms always based on the same guidelines.
  6. Then in 2016, on the basis of an original creation entitled « Kè Péyi« , made especially for the occasion, I am selected by the National Gallery of Jamaica to participate in « DIGITAL« , its first international collective exhibition dedicated to digital art. Always according to the same concept, visually this production presented was based on a choice of formatting using a loop of animated images starting from the rhythmic structure of the famous boulagèl of evenings of traditional local funeral watches.
  7. The same year, in the N ° 2 of the online journal Lespwisavann, I give an excerpt from my point of view on the world of the image, with an article entitled « Imaj é lidé adan on péyi Karayib or vision on the existence of visual-graphic arts in Guadeloupe « .

To summarize, the nerve center of my research is in the visual perception of the artistic, ideological and intellectual contents present in all the traditional manifestations of our Guadeloupean culture. For that, I rely on the ones I like and on what I can show …

Like the musicians of the « Kako » movement, which I think are the closest to the artistic preoccupations I am talking about here, I invite more Caribbean visual artists, particularly, to embrace this virtuous and invigorating creative path …

Article first posted online July 5, 2016 / Cliquez ici pour lire la version française

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Présentation

Kenn on zo !

La peur de la faim et la fin de la peur sont des sentiments qui traversent nos questionnements sans cesse depuis très longtemps. On pourrait dire que l’un nous tient au ventre, tandis que l’autre nous prend la tête. Ne pas réussir à combler nos désirs et notre incompréhension de la mort sont les graines du doute qui fendille notre carcasse de certitudes, lorsqu’elles germent.

Si quelques temps après ce qui a été nommé la révolution cubaine, il y a eu des affiches montrant des assiettes vides posées ça et là en Guadeloupe (dans les années 1960) pour intimider les velléités indépendantistes locales, c’est plus tard (les années 1980) et plus largement que cette stratégie de communication par la peur de la faim s’est développée, notamment, par la multitude de reportages sur les enfants mourants de faim dans le continent africain et en Ethiopie en particulier. Je me souviens de cette litanie d’images et de gros plans réguliers, qui ne pouvaient être que très marquantes pour un jeune adolescent de l’époque que j’étais.

De nos jours, l’image donnée à l’Éthiopie ne tient plus ce rôle. C’est celle donnée à Haïti qui domine les esprits, après chaque grand bouleversement politique ou écologique qu’elle traverse. À cela on peut aussi rajouter les images de migrants divers, en particulier lorsqu’il s’agit de personnes désirant se rendre en Europe ou en Amérique du Nord quelqu’en soit le prix…

La constante subliminale est toujours la même : « estimons-nous heureux de l’état de développement de « notre » société à nous »… Cet « os »intellectuel agité subtilement, mais dès que nécessaire (périodes électorales, votes de lois liberticides, camouflage d’enquêtes judiciaires envers certaines personnalités, déclarations de guerres…), nous n’en finissons pas de le ronger. Sa texture faussement spirituelle agit sur nos neurones comme un anti stress. Au sens où, plutôt que d’enclencher une stratégie de recherche véritable de solutions aux problèmes constatés, nous préférons nous dépêcher de nous rassurer de la distance qui nous en sépare physiquement ou culturellement.

Et nos diverses prothèses identitaires médiatico-égotiques n’en finissent pas de s’aiguiser en ligne dans leurs bains de réseaux sociaux du soir. Ainsi, l’image de la mort passe du petit enfant trop maigre à celle de l’ado-presque-barbu(e)-voilé(e)-hystérique, finit sa course par un formulaire à remplir (une pétition par ci,  un questionnaire par là, une inscription de ci de là…) et continue de rythmer les cycles du battement de cils de nos imaginaires…

Aussi, chaque année un peu plus retranchés dans les pensées avec lesquelles on nous habille, nous nous camouflons. Aujourd’hui, nous sommes tous plus que jamais obnubilés par le contrôle de l’image que nous donnons de nous aux autres.  Et dans ce triste désert iconographique constitué de tous nos grains de beauté et de folies, la maladive propension à l’accaparement, ce « vieux » vent qui nous traverse, nous détourne souvent des endroits vers où tourner nos regards. Les rivages de l’entendement finissent par nous paraître « trop » éloignées ou  trop « dangereux ».

Comment entrevoir, voir d’autres images ? Pour quoi voir ? Quand chercher ? Où puiser ?

Autant de questions que je ne me pose plus vraiment et qui sont à la fois à des années lumières des préoccupations d’une grande partie des gens et alors que, selon moi et d’autres…, au centre de nos vies. Et dans notre monde monétaire, les bars à silence (qui n’en ont pas encore le nom) deviennent les lieux de prédilection de tous ceux qui sont fatigués de voir.

De même que notre corps physique à besoin de fermer les yeux pour se reposer de toutes les lumières qui l’ont traversés lorsqu’éveillé, notre corps mental voire spirituel à lui aussi besoin de repos, de siestes et de sommeils…

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