Guadeloupéen, Illustrations

Pou piti timoun an nou épi pitit a yo (sidyévé, kon nou ka di), an komansé mété déwò ti istwa kout zò ké pé gadé-suiv èvè zanfan a zòt anlè tablèt oben si ismatfonn a zòt.

Adan sé ti istwa lasa, sa ki ké déwoulé dèyè koko-zyé a zòt, sé « poézi-a-zékal » a on konpè souda an désiné. Mannyè i yé, sa i ka fè épi sa i ké fè-w vwè toujou an fil a travay an zimaj-é-lidé an ka bouré é an ja palé asi-y-la pli bonnè anlè jounal-anlign-anmwen-lasa. Zò pé aboné zòt an ti-istwa-la pou sé épizòd-la ka vini-la tonbé an mél a zòt san fòsé. Zò pé ba-y on fòs osi  (on sèl jou oben pa mwa) pou ban mwen plis balan ankò mwen kontinyé chimen lasa :

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Rété kliké, kliké-gadé, gadé-vwè… pou tandé !

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Poézi a zékal

En passant
Présentation

Making-off & making on

En continuité avec les idées de ce journal en ligne que je tiens et dans la suite des grandes lignes de concepts décrites dans l’article précédent, enfin, des histoires en images sont en bouture…

Après quelques années de gestation, mon premier roman graphique s’apprête à voir le jour. Dans la foulée, une autre histoire qui m’est venue aux doigts l’an dernier est en route pour passer aussi de l’écrit au dessin.

Pour en connaître les titres, voir les premiers croquis et savoir ce que ne sauront pas les lecteurs lambda, je vous propose de vous abonnez à ma page payante (dès 1 €) dédiée à ces créations et de me soutenir par la même occasion en devenant un de mes « patrons » en ligne…

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Illustrations

Pour un graphisme Caribéen

En 1998, j’ai obtenu un diplôme d’arts & technique en Martinique avec un projet basé sur une étude des contes « créoles ». La présentation que j’avais faite, très bien notée par le jury du moment, m’ouvrait l’opportunité de poursuivre mes études dans des instituts en Europe. Mais j’ai préféré retourner en Guadeloupe et « chercher du travail » comme on dit.

Je suis content de ce choix, au départ purement pragmatique. Car depuis, c’est avec passion et patience que j’ai pu continuer à me cultiver… sur les différentes formes d’expressions culturelles – dites traditionnelles – de mon propre pays.

Aujourd’hui, après un peu plus de 15 ans d’observations, d’apprentissages, d’introspection et d’expression, je constate que les fruits de la poussée créatrice que ce parcours aura engendré en moi, intéressent plus l’étranger que la Guadeloupe elle-même (?).

L’une des raisons que je trouve en cela me provient d’un constat personnel progressivement informé et détaillé par l’expérience du terrain culturel, d’un mécanisme de détournement perpétuel de notre créativité locale, au profit de formes expressives venant d’ailleurs. C’est un travail pensé, organisé et mis en œuvre par les différents services du pouvoir politique dominant, notamment ceux dédiés au renseignement et à la culture, depuis… toujours (pour la France, depuis au moins l’an 1635) ; mais aussi par une frange de la société guadeloupéenne qui s’est auto-proclamée « élite » car « autorisée » par le système et qui exprime, par les principaux médias qu’elle contrôle, une idéologie bâtarde qui s’appuie sur deux éléments principaux :

  • la déformation ou le dénigrement subtil et sournois de toute forme de référence à l’Afrique dite traditionnelle

et

  • la diffusion subliminale d’un message d’amour inconditionnel envers une forme de « matérialisme bourgeois » .

(?)

à suivre

Désormais partiellement démasqués, notamment à travers le projet « pharaonique » (ou plutôt de ti-fanfaron) du Memorial ACTe, ils seront combattus…

Ainsi en somme, comme nouvelle « auto-communication » publique, je vous livre ici 7 références supports, principaux éléments  de mon travail expérimental de recherche graphique, qui ont déjà été diffusées depuis le passage de mon diplôme dont je parle ci-dessus :

  1. En 1999 tout d’abord, visible aussi sur mon site internet lukgama.com, « Chyen blan-la » est le premier conte que j’ai créé moi-même. Entre 1997 et 1998, dans le cadre de mon projet d’étude, j’avais déjà réalisé un conte traditionnel mettant en scène « Konpè Moustik é Konpè Chyen ». Il n’aura été vu que par mon entourage familial, celui de l’école d’art et le jury de diplôme. Sur ce sujet, mon objectif principal a été « l’émancipation graphique » des illustrations classiques visibles dans les livres et un rapprochement visuel envers une forme plus fidèle à l’expression « naturelle » d’un conte dit. Le petit film d’1 minute de l’année suivante aura été pour moi l’objet d’une présentation au grand public (à Port-Louis) d’une œuvre considérée – a priori – comme étant « de l’art ». Les racines idéologiques d’un graphisme original poussent déjà depuis cela.
  2. Quelques mois avant le passage à l’an 2000, je conçois la maquette de l’ouvrage de la première édition du mois du film documentaire. J’y introduit en illustrations des prémices de mes productions graphiques instinctives qui précédaient déjà le travail sur le conte. Ce sont des signes circulaires, assimilés à des traces de pattes de chiens par certains à l’époque, mais étant en fait des représentations graphiques des 7 principaux rythmes de la musique Gwo-ka.
  3. Plus tard en 2009, je lance le concept « Mounsinéma, sinéma a moun isi ou le cinéma des gens d’ici » (soirées cinéma & arts-graphiques dédiées à la création locale). Dans cette manifestation, je commence à utiliser les premiers outils conceptuels décelés 10 ans plus tôt dans le graphisme des visuels de la manifestation.
  4. Ensuite en 2012, chose intéressante, au milieu de plusieurs propositions d’images que j’avais émises lors de ma candidature à l’A.A.C.D.D (African and African Design Diaspora) qui se déroule à Londres, c’est l’animation « Chyen blan-la » (que je n’avais même pas mentionnée ni présentée) qui aura été choisie par le staff de cette manifestation comme présentation principale de mon travail et comme illustration de l’événement « ABSENT ART » auquel je participerais.
  5. En 2015, je me décide enfin à présenter ma première exposition individuelle, « Asi chimen… pou bout », à la médiathèque municipale de Port-Louis. Là aussi, je livre un autre pan de mon travail à travers un projet de création de pictogrammes toujours basé sur les mêmes lignes directrices.
  6. Puis en 2016, sur la base d’une création originale intitulée « Kè Péyi » , faite spécialement pour l’occasion, je suis sélectionné par la National Gallery of Jamaïca pour participer à « DIGITAL » , sa première exposition collective internationale dédiée à l’art numérique. Toujours selon le même concept, visuellement cette production présentée se base sur un choix de mise en forme utilisant une boucle d’images animées à partir de la structure rythmique du fameux boulagèl des soirées de veillées mortuaires traditionnelles locales.
  7. La même année, dans le N°2 de la revue en ligne – Lespwisavann, je livre un extrait de mon point de vue sur le monde de l’image, avec un article intitulé « Imaj é lidé adan on péyi Karayib ou vision sur l’existence des arts-graphiques & visuels en Guadeloupe ».

Pour résumé, le centre névralgique de ma recherche se trouve dans la perception visuelle des contenus artistiques, idéologiques et intellectuels présents dans toutes les manifestations traditionnelles de notre culture guadeloupéenne. Pour cela, je m’appuie sur celles que j’affectionne et sur ce que je peux montrer…

À l’instar des artistes musiciens de la mouvance « Kako » qui correspondent à mes yeux, à l’heure actuelle, aux créatifs les plus proches des préoccupations artistiques que j’évoque ici, j’invite plus d’artistes visuels, caribéens en particulier, à embrasser ce chemin créatif vertueux et vivifiant…

An nou a-y, an nou a-y, an nou -ay ! Sé la sa ka ba-y !…

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La pensée graphique s’exprime et s’interprète diversement de par le monde, depuis toujours.

Voici une animation de présentation d’un projet final pour un cours de Design industriel/Communication visuelle pour l’université pontificale catholique de Rio de Janeiro (Brésil). Ce travail de Ricardo Artur Pereira Carvalho traite de l’interprétation des motifs de peinture de corps Asurini, enregistrées et décrites par l’anthropologue Regina Pollo Müller.

Cette illustration d’étude montre un exemple du degré de conceptualisation visuelle contenu dans la plupart des formes de cultures, dites traditionnelles, perçues souvent comme « sauvages » encore de nos jours…

We invite you to take a few minutes of breathing. Take this little new time to look at this selection of animated films.

Designer : © 2014, Yino Huan (Allemagne – Germany) (1)


Designer : © 2010, Mark Laing (Écosse – Scotland)(2)

 

Production : Rofralyn Trinidad Limited – Réalisation : © 2009, Oyetayo Raymond Ojoade (Trinidad & Tobago)(3)

We found it interesting to present these three videos side by side, as they correspond, in 3 different styles, to 3 different stages in the production of an animated film.

The animation created by No. 01 Yino Huan, a young artist from Germany, very well done is the result of a work of animation frame by frame in 12.5 frames per second. Quite simply, this pictographic soaring, dreamlike entitled « Caribbean Dream ». Indeed, the images meet the main ideas that you can hear when we talk about life in the tropical islands. The music is from the group named « Yet » , in which the graphic designer seems to be a member.

The second video is a rendered preview. This is a test animation of Mark Laing (young graphic designer from Scotland), from the legend of « Papa Bois » (View> http://en.wikipedia.org/wiki/Papa_Bois), a famous legendary character from St. Lucia and Trinidad & Tobago. The artist indicates that in this film in 3D, he trained in creating textures with Photoshop and applying effects to use a « toon shaded » style, as he says himself.

Our third choice is a video storyboard of a cartoon series project calling itself « Crick Crack Ek Kahani Nawa » by Raymond Oyetayo Ojoade. Technically, this work is, in principle, to measure the « efficiency » of the scenes (on their lives and choices of shots), by viewing them from the first sketches, here, on a soundtrack.

But apart to share the didactic interest is in their presentation here, found on the net at the option of a night of « websurfing, » we felt that we had there as a demonstration of the main stereotypes that circulate about Caribbean and images that are backed by our cultures :

– Those with a « touristy » imaginary

– Those with a « fantastic » imaginary

Video # 1 shows the kind « idealizations » of the most widespread and shared around the world, we end up integrating ourselves into the image we have of ourselves about our geographical and cultural space and, like the many local musical artists who « clipped » willingly and increasingly using these codes, hoping to « break » in the large « cold » countries in search of heat(s).

The second is an animated illustration of a fairy. One could say that there attends more prone to discover and publicize a little-known or forgotten imaginary sensible approach.

And the final movie, the author, a synthesis of Afro-Trinidadian and Indo-Trinidadian legend. While transmitting a universe from the « traditional » environment for future generations, it attempts, for them, a creation by way of the communication tool they are used : the cartoon.

There are many achievements of animated films, in various styles and a variety of topics in the Caribbean region (for example, see > www.animaecaribe.com (Trinidad & Tobago), http://animationjamaica.com/ (Jamaica) and https://yeclik.wordpress.com/category/film-danimation). Independent countries of the Caribbean arc are far more productive in this area that the « Frenchified » ones. But we speak of « cliché » because we find a recurrence in the general topics addressed as well as in the way including in the French Caribbean.

Legend ot the exu deity (Brasil)

 

Battledream Chronicle (Martinique)

While in Brazil it has been years that local religious themes are addressed, in the last colonies of the Caribbean, like Martinica, existential or spiritual themes are beginning to be addressed.

Because we believe that there is more to say and show about ourselves, and we know more and more the impact of images in the development of consciousness, we wonder whether it would be interesting to search substantive as well as the form, including opening the field of experimentation and demonstration (in festivals, meetings, etc.).

(Article published first in August 2014 > https://yeclik.wordpress.com/2014/08/30/images-iles-caribs-being-visuals/) edited and completed in Decembre 2015)

… entre l’idée que nous nous faisons communément de l’Hindouisme et l’image que nous en avons habituellement : voilà une film documentaire intitulé « L’histoire du Mahābhārata« . Il a été réalisé en 2002, par Roel Ostra (réalisateur néerlandais) et s’appuie sur le travail de l’écrivain canadien Paul William Roberts et son livre « Empire of the Soul » , qui aurait vécu 20 ans en Inde. Selon moi, cette vidéo présente, d’une belle manière, une vision de la vie intéressante à entendre…

Sur la base de cette tradition orale plusieurs fois ancestrale, il existe aussi un beau dessin-animé indien en 3D, réalisé par Arnab Chaudhuri. Ce film-là est axé autour d’Arjun (un des personnages principaux du Mahābhārata) et permet d’accéder plus facilement à cette épopée multi millénaire aux fondements de la culture indienne.

© UTV Motion Pictures – Walt Disney Company India (2012)