Illustrations, Présentation

Dans nos sociétés dites modernes, l’imaginaire nous apparait souvent comme un espace d’évasion. Mais nous oublions qu’il est aussi nourrit de réalités sur lesquelles nous n’avons que très peu de prises, la plupart du temps. En le surélevant à travers le culte de ses modes d’expressions, nous nous soumettons, une fois de plus, à l’entrave d’un totalitarisme intellectuel.

Les représentations que nous avons de la reconnaissance brillent tellement à nos yeux que nous finissons très souvent par leur vouer une adoration. Et là où il pourrait y avoir transmission de connaissances, il ne demeure presque toujours que du divertissement. Ce dernier mot a la même racine étymologique que le mot « diversion ». Lorsque nous l’avons sû, nous l’oublions facilement…

Croire en nos propres cauchemars devient jouissif. Et pour penser à nos rêves nous nous sentons obligés de le faire avec obséquiosité face à une pression globale, toute aussi immatérielle, mais qui est bien réelle.

Dans cet halo de tourments nous sommes prisonniers. Et nous en avons de moins en moins conscience. Nous vivons nos vies comme les figurants d’un film qu’on nous a dit  » important ». Les plus « prometteurs » sont vite happés par les scénaristes en chef et promis à des seconds rôles voire des premiers rôles de choix… Mais quel que soit les enjeux de l’histoire en question, nous mourrons tous à la fin.

Ainsi, la nature n’a jamais produit de catastrophes. Puisqu’elle ne joue pas un rôle, elle. Les misères sont dans nos coeurs, parce que nous les y plaçons par peur, et le plus souvent, par ignorance. Et c’est plutôt pour rationnaliser nos frustrations que nous lui assignons volontier un mauvais rôle.
La catastrophe s’est bien de nous croire en dehors ou au-dessus de la nature. Et quand bien même il pourrait y avoir un soupçon de véracité dans cette dernière idée, le simple constat de la masse d’énergie que demande de s’éloigner du milieu naturel d’où nous émergeons prouve qu’il s’agit là plus d’un désir contagieux qu’une réalité inébranlable.

Mais voilà, cette maladie des imaginaires est tenace. Car les « boites à idées » sont subventionnées.

Le courage, lui, ne l’est pas… C’est devenu un conte trop vieux, car pas assez rentable. Mais il en reste un peu. Pour le voir il faut fermer les yeux et marcher à pieds dans les cendres chaudes de son brasier.

Là où les esprits enclavés ne le chercheront plus, il repoussera, en corps et encore.

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Catastrophes surnaturelles & histoire à s’éveiller couché

En passant